Les grès de Sainte-Anne-d'Evenos (Var)
1. Itinéraire
A partir du Brusc, prendre la Départemental
616 jusqu'à Sanary ; prendre la D11, jusqu'à Ollioules, puis la nationale
8, et au sortir des Gorges d'Ollioules, prendre un sentier, à gauche,
après deux carrières successives, qui mène à la ferme La Toulousanne
(Domaine Dupuy de Lôme).
2. Le site

c4R = Calcaires à Rudistes.
Coniacien
c2a = Grès et sables. Cénomanien inférieur
n6 = Calcaire marneux à silex et Céphalopodes. Aptien infèrieur |
n5 = Calcaire. Aptien inférieur
n4U= Calcaire à Rudites. Barrémien à faciès urgonien |
Fig. 1. Panorama
On distingue:
-le massif du Gros Cerveau au SE,
formée de calcaire blanc, au modelé caractéristique " lapiaz
karstique"(cf.figure 1),
-le val d'Aren, au centre creusé
dans les calcaires marneux plus tendres, disposés en couches étendues,
inclinées non plissées (bordure du Bassin du Beausset).
-la cuesta ou côte de Sainte-Anne d'Evenos est constituée à sa
base de grès "cariés" creusés de cavités ou "taffonis", mamelonnés,
formant des boules (cf. figure 2) et d'un crêt, ou Barre de la Jaume,
calcaire, abrupte, résistante, rectiligne, fissurée, fortement
inclinée.
Fig 2. Boules de grès
Le modelé des grès, est le résultat d'une
érosion sous un climat froid (action des eaux d'infiltration sur
une roche homogène qui se désagrège facilement donnant des boules)
et semble-t-il de phénomènes complexes de capillarité,
condensation, sans négliger l'action du vent, responsables de la
formation des alvéoles. La croûte siliceuse qui recouvre les
boules de grès, s'est formée plus tard sous un climat plus chaud
par recristallisation de la silice déplacée par capillarité. Par
endroits la croûte siliceuse se détache, mettant à nu le grès qui
se désagrège, donnant naissance à des marmites d'érosion, des
chenaux d'écoulement des eaux de pluie et des amas de sable sur
lesquels se sont installés de magnifiques pins parasol. A l'entrée
du vallon, le débit polygonal d'un mamelon de grès (la tortue)
exprime l'homogénéité du grès face aux infiltrations et
dissolution qu'il subit.
Fig. 3. Lapiaz ou lapiez
C'est un ensemble de rigoles étroites dues à la dissolution du
carbonate de chaux par les eaux chargées de dioxyde de
carbone.
On observe une série de strates
ou couches superposées dont la colonne stratigraphique qui
se lit de bas en haut, (des formations les plus âgées vers
les plus jeunes), permettra de reconstituer l'histoire de la
sédimentation (des différents dépôts) et des milieux
de formation.
Fig. 4. Colonne
stratigraphique
- E = Calcaires à
Rudistes (Hippurites, Vaccinites) de la Barre de
la Jaume du Coniacien (c4R).
- L2 = lacunes de sédimentation
du Cénomanien supérieur et du Turonien dans cette
barre, mais présence du Cénomanien supérieur (faciès
Gardonien) dans le vallon du Cimaï plus à l'est.
- D = Grès et sables de Sainte Anne
d'Evenos à orbitolines et turritelles du Cénomanien
inférieur à moyen (c2a).
- L1 = Lacune de
sédimentation (Albien).
- C = Calcaires marneux et
marnes à Rudistes,
foraminifères planctoniques et algues, de l'Aptien
(Gargasien) du Val d'Aren (n6).
- B = Calcaires à silex et à ammonites de
l'Aptien (Bédoulien) du Gros Cerveau (n5).
- A
= Calcaires à Rudistes et Madréporaires du
Barrémien (faciès urgonien) du Gros Cerveau (n4U).
3. Essai
de reconstitution de la colonne stratigraphique de
Sainte-Anne d'Evenos
Remarque: il existe des lacunes
stratigraphiques L (absence
de dépôts sédimentaires à l'Albien, au Cénomanien supérieur
(c2R) et au Turonien (c3) qui peuvent être interprétées
comme étant dûes soit à une émersion soit à une érosion du
fond suite à des courants violents..).
Conclusion: Il s'agit d'une période de
sédimentation (dépôts de strates calcaires et
sableuses superposées de la plus ancienne, à la base, vers
les plus jeunes, au sommet) dont on a fixé, ici le début au
Barrémien (Crétacé inférieur), il y a environ 117 millions
d'années et qui s'est achevée ici, au Coniacien (Crétacé
supérieur), il y a environ 87 millions d'années.
Fig.
5. Coupe schématique
10.
= Valdo-Fuvélien. Calcaires noirâtres et
marnes riches en débris de Mollusques avec
intercalations de passées ligniteuses (Cf. Argilière
de Fontanieu).
9.
= Santonien supérieur. Marnes, marnes et
sables, grès.
8.
= Santonien inférieur. Calcaires à
Rudistes de la Barre de La Cadière d'Azur.
7.
= Coniacien supérieur. Marnes à
Spongiaires.
6.
= Coniacien moyen. Grès avec
intercalations de bancs calcaires
5.
= Coniacien inférieur. Calcaires à Rudistes
de la Barre de la Jeaume.
|
Lacunes
L2 du Cénomanien moyen à supérieur et du Turonien.
4.
= Cénomanien inférieur à moyen. Grès et
sables de Sainte-Anne d'Evenos à orbitolines et
turritelles.
Lacune
L1 de Albien
3. 
= Gargasien (Aptien supérieur). Calcaire marneux et
marnes à rudistes, foraminifères planctoniques et
algues.
2. 
= Bédoulien (Aptien inférieur). Calcaire argileux à
silex et ammonites.
1.
= Barrémien à faciès urgonien. Calcaire à
rudites et à madréporaires du Gros Cerveau.
|
4. Essai de reconstitution des
milieux de formation (Paléoécologie) et de la
chronologie des évènements (Paléogéographie)
Tenant compte des formations rocheuses successives, des plus anciennes vers les plus jeunes, (de 1 à 7) et des fossiles rencontrés, on déduit le milieu de vie passé ou paléo-écologie, son évolution, la chronologie des principaux évènements et on peut dresser une reconstitution paléo-géographique.
Les différentes niveaux
1. Calcaires du Gros Cerveau
Ils renferment des Fossiles de Rudistes (Requiena, Toucasia) et de Madréporaires.
Alors que les Rudistes (Mollusques Lamellibranches) ont disparu, les Madréporaires ont de nombreux représentants actuels.
Ces derniers vivant dans des récifs de mers chaudes, peu profondes, claires et agitées on peut donc penser selon le "Principe d'actualité" que les Madréporaires fossiles et les Rudistes vivaient dans le même type de milieu .
Le calcaire du Gros Cerveau est issu d'une sédimentation calcaire récifale de plate-forme carbonatée daté du Barrémien à faciès urgonien (n4U).
2. Calcaires du versant nord du Gros Cerveau.
Ils renferment des Ammonites; les ammonites étaient des Mollusques céphalopodes aujourd'hui disparus, voisins des Nautiles actuels qui sont des Mollusques Céphalopodes marins.
Les Nautiles vivant en mer en profondeur, les Ammonites vivaient dans le même type de milieu.
Les Calcaires du versant nord du Gros Cerveau correspondent à une sédimentation calcaire dans une mer plus profonde, dans un bassin sédimentaire qui s'ouvre. Ils sont datés de l'Aptien (Calcaire à rognons de silex et céphalopodes (n5)).
3. Calcaire marneux du Val d'Aren à chailles.
Ils correspondent à une sédimentation calcaire et argileuse plus profonde. Le fond du bassin s'affaisse (= subsident). Il est daté de l'Aptien marneux (n6a)
4. Absence de dépôts marins et présence de dépôts continentaux (bauxite).
Cela correspond à une lacune stratigraphique (L1) de l'Albien (n6b). Un soulèvement local ayant provoqué une émersion suivie d'érosion et de bauxitisation.
5. Grès et sables du Versant sud de la cuesta
La présence d'Orbitolines, disparues aujourd'hui mais proches des
Foraminifères (Globigérines) actuels et de Térébratella carantonensis
qui sont des Brachiopodes comme les Térébratulines actuelles témoignent de la présence du retour d'une mer chaude de faible profondeur donc d'une avancée de la mer sur le continent. Elle correspond à la transgression du Golfe de Basse-Provence avec dépôts de sédiments détritiques du Cénomanien inférieur (c2a)
6. L'absence de dépôts marins et la présence d'une croûte ferrugineuse sur les grès cénomaniens correspond à la lacune stratigraphique (L2) du Cénomanien sup (c2R) et du Turonien (c3). Il y a donc eu éémersion, érosion et ferrugination des grès
7. Calcaires de la Barre de la Jaume.
La présence de Rudistes (Hippurites, Vaccinites) indique l'existence d'une
mer chaude peu profonde, claire et agitée avec le retour d'une sédimentation calcaire récifale au Coniacien (c4R). Il y a transgression.
Remarques:
1. La profondeur du golfe marin a subi, ici, dans cette zone,
des variations pendant cet épisode sédimentaire.
2. La sédimentation ne s'est pas arrêtée pour autant, dans la
région, ni au Cénomanien supérieur, ni à l'Albien, ni à
l'Aptien.
5. Essai de reconstitution de l'histoire géologique.
-Au Crétacé inférieur se déposent des
calcaires peu profonds à Rudistes (Barrémien n4U) puis des
calcaires plus profonds à silex et à ammonites (Aptien
inférieur. Bedoulien n5) et des calcaires marneux du Val
d'Aren (Aptien supérieur. Gargasien n6a) dans un sillon
subsident (fond d'un bassin sédimentaire qui s'enfonce
progressivement) formant un golfe marin dépendant de la Téthys
(cf.
Panorama géologique).
La surface de discontinuité L1
correspond à une lacune stratigraphique (1) de
l'Albien. Dès l'Aptien
(il y a environ 125 Ma) dans un contexte distensif
de direction NNW-ESE des mouvements tectoniques provoquent
la formation du Bassin nord-toulonnais et
localement des sillons et des "rides anticlinales", dont
celle de La Toulousane qui émerge et subit une érosion.
Dans le vallon du Cimaï (barre de la Simaille de son versant
sud), des paquets de roches fraichement formées au sein des
sédiments aptiens ont été entrainés sur les versants de ces
rides en gestation. Selon leur taille, ces mégadébris sont
dénommés brèches ou "klypes".
A l'Albien (112 Ma environ) la Provence
soulevée émerge et cette phase d'exhaussement
durera jusqu'au Campanien ; c'est le "bombement sud
provençal ou durancien " (notion qui remplace celle
d'<<isthme duracien>>) ; une surface
d'érosion se développe sur ces structures (érosion de type
karstique avec latéritisation et bauxitisation). Ainsi dans la
région toulonnaise (Le Revest) des poches contenant de la bauxite,
creusées dans les calcaires urgoniens, coiffées de Cénomanien
saumâtre à Préalvéolines, datées du Cénomanien inférieur par
J. PHILIP, attestent d'une émersion, d'une érosion
et d'une bauxitisation sur une zone haute.
-Au Crétacé supérieur, le début de la série marine
est réduite ici, aux grès et aux sables siliceux à
orbitolines du Val d'Aren (Cénomanien inférieur), traduisant
une avancée du "golfe de Basse Provence" (transgression
(2)) sur le continent, subsident entre une partie Nord
et le Sud émergés. L'apparition de ces grains de quartz est
la première manifestation de l'émersion puis de l'érosion
d'un contient méridional (pyrénéo-corso-sarde). Ces apports
détritiques ne cesseront qu'à la fin du Crétacé (-65
millions d'années). Transportés par des rivières dans la mer
crétacée plus au nord, les débris de roche sont des grains
de quartz ou des argiles qui se trouvent mêlés ici aux
débris d'animaux marins sédimentés par du calcaire.
La surface de discontinuité L2 correspond
à une discordance angulaire
(3) (entre les grès cénomaniens du Val d'Aren et
les calcaires coniaciens de la barre de la Jaume ; elle est
matérialisée par la grésification de la
partie supérieure des sables cénomaniens inférieurs de
Sainte-Anne d'Evenos puis par leur ferruginisation
pendant leur émersion. Le Cénomanien
supérieur et le Turonien correspondent ici à une période de
régression marine (4).
Plus à l'est et au nord (Le Revest), se forme par altération
des roches argileuses du Crétacé inférieur. Au-dessus de la
grande carrière du Val d'Aren, des altérites ferrugineuses
et kaoliniques (amorce de bauxitisation) sont intercalées à
la base du Cénomanien supérieur (HAIRABIAN A. 2007). Du mont
Caume à la barre de la Jaume, la bordure du bassin marin
demeure le siège d'une activité tectonique permanente qui
annonce les mouvements plus violents du Tertiaire
(chevauchements) et provoque une grande irrégularité des
dépôts du Crétacé supérieur.
Ainsi du Val d'Aren au Mont Caume et du Cénomanien au
Santonien, on assiste à un retour progressif de la
sédimentation marine sur la ride anticlinale
émergée et l'installation d'une plate-forme carbonatée, où
s'établissent des formations récifales à rudistes qui
forment la barre de la Jaume et la barre des Aiguilles
(Coniacien (c4R)). C'est une période marquée par
des variations de profondeur du golfe et des mouvements
tectoniques qui affectent les rides anticlinales
albiennes.
C'est au Campanien (Valdo-Fuvélien (c6)) que le
golfe s'assèche progressivement et se comble peu à peu
; des lagunes d'eau saumâtre, communiquant avec la mer, puis
des lacs le remplacent, comme l'attestent les formations
laguno-lacustres les plus jeunes du synclinal du Beausset à
Fontanieu.
Cet épisode correspond à la régression généralisée
de la mer vers l'ouest, à l'assèchement progressif du golfe
de Basse Provence.
Au Maestrichtien, fin du Crétacé supérieur, la Provence
émerge définitivement, suite aux premiers
mouvements tectoniques pyrénéo-provençaux dont les
contraintes de compression provoquent le plissement de la
couverture sédimentaire.
La phase compressive tangentielle majeure
ici semble plus précoce que les mouvements paroxysmiques
pyrénéo-provençaux (phase provençale de l'Eocène supérieur),
qui provoquent le décollement de la couverture sédimentaire
qui se plisse, glisse vers le nord et chevauche le
substratum. Ici, <<la phase compressive se caractérise
par la mise en place de l'unité allochtone (5)
de Bandol à vergence (6) nord, décollée
sur le Trias. Le mouvement de cette "nappe" s'effectue sur
un avant-pays déjà structuré pendant les phases albienne et
turonienne..*.>> comme l'atteste la Klippe du " Vieux
Beausset " (cf.
carte géologique).
De même le Trias des collines du Télégraphe et de l'Oratoire
Saint-Jean qui chevauche le synclinal du Bausset ou les
écailles du Mont Caumes, du Mont Come et du Coudon qui
chevauchent l'autochtone (7) du même
synclinal.,
- A l'Oligocène, l'anticlinal du Gros
Cerveau est soulevé (déformant la bordure sud du Bassin du
Beausset et redressant la Barre de la Jaume).
- Pendant le Quaternaire, les variations
climatiques provoquent une érosion intense ("taffonis" des
grès de Sainte-Anne d'Evenos, érosion karstique des massifs
calcaires comme le Gros Cerveau et creusement de la Vallée
de la Reppe).
En résumé,
on distingue au Crétacé une succession de 3
séquences :
-une séquence de sédimentation de
plate-forme carbonatée (MASSE, 1976) du Valanginien au
Barrémien (n4U) (140,02 ± 3,0 - 125,0 ±1,0 Ma) qui
constituera l'ossature des Massifs Nord-Toulonnais
-une séquence d'ouverture d'un bassin sédimentaire à
l'Aptien inférieur (Bédoulien (n5)) qui s'approfondit à
l'Aptien (n6a) (125,0 ± 1,0 - 112,0 ± 1,0 Ma).
-une séquence de comblement de bassin de l'Albien
supérieur (n6b) au Valdo-Fuvélien (c6). (99,6 ± 0,9 - 70,6
± 0,6 Ma).
Pendant cette période:
-2 épisodes transgressifs (avancée de la
mer) se sont manifestés :
°au Cénomanien d'abord (c2a) (99,6 ± 0,9 Ma) .puis
°au Coniacien (c4r) (89,3 ±1,0 Ma).
- 2 phases tectoniques
importantes (PHILIP, 1970) :
°à l'Aptien (n5) - Albien (n6) (125,0 ±
1,0 - 99,6 ± 0,9 Ma) dans un contexte distensif provoquant
un affaissement, inégal tout au long du front
nord-toulonnais, de la plate-forme urgonienne entrainant
la mise en place de compartiments surélevés comme la ride
de La Toulousanne ou la ride de Tourris (où
l'Aptien-Albien manque, lacune L1) et de compartiments
affaissés (où l'Apto-Albien est épais) comme dans les
sillons de Sainte-Anne-d'Evenos ou de La Clavelle.
°au Cénomanien sup (c2R) - Turonien (c3)
(95 environ - 89,3 ± 1,0 Ma) entrainant la surrection du
secteur occidental du front nord-toulonnais dont la Jaume
où le Cénomanien est basculé vers le Nord alors qu'à
l'Est, dans une zone subsidente s'accumulent des sédiments
détritiques sur environ 300 mètres d'épaisseur au Mont
Caumes.
Plus tard s'ajouteront les déformations consécutives à la
phase paroxysmale provençale et les grandes unités
structurales se mettrons en place (cf. Panorama
topographique, géologique et structural de la région de
Six-Fours (Var).

Fig. 6. Taffonis
|

7. Taffonis
|
| Cavités arrondies de quelques décimètres à
plusieurs mètres de hauteur et de profondeur ou
"taffonis" creusées par l'érosion en climat sec
dans les grès de Sainte-Anne d'Evenos. |

Fig. 8. De magnifiques pins
parasol poussent sur les sols sablo-gréseux.
|

Fig.
9. Alvéoles apparaissant au plafond des "taffonis"
|

Fig. 10. Exploitation des
grès |
(1) Lacune stratigraphique : dans
une série sédimentaire absence de dépôts pendant un
laps de temps déterminé.
(2) Transgression : avancée de la
mer sur le continent dûe soit à une montée du niveau
marin, soit à un enfoncement d'ensemble du continent
soit aux deux phénomènes.
(3) Discordance angulaire : dans une
série sédimentaire arrêt de la sédimentation
matérialisée par une surface de discordance de part et
d'autre de laquelle les pendages des 2 séries
sédimentaires sont différents.
(4) Régression : retrait de la mer
dû soit à une baisse du niveau marin, soit à un
soulèvement général du continent, soit à un apport
important de sédiments, soit à la combinaisons de ces
3 phénomènes.
(5) Allochtone : se dit d'un terrain
déplacé d'un substratum à un autre par l'effet de
contraintes tectoniques.
(6) Vergence : sens de déversement
d'un pli ou sens vers lequel se fait un chevauchement.
(7) Autochtone : se dit d'un terrain
formé sur place, non déplacé par l'effet de
contraintes tectoniques.
*Bibliographie :
"L'évolution paléogéographique et structurale du
front de chevauchement nord-toulonnais (Basse
Provence occidentale, France". Bull. Soc. géol,
France, 1987. J. Philip, P J-L. Masse, L.
Machhour. |